10 petites choses qui me font encore aimer le Costa Rica

Après toutes ces années au Costa Rica, je pourrais vous parler des volcans, des plages, des forêts tropicales ou des animaux sauvages.
Mais ce ne sont pas forcément ces grandes images qui me font aimer ce pays.
Ce sont plutôt comme je l'ai dit de petites choses.
Des détails parfois complètement banals pour quelqu’un qui vit ici… et qui continuent pourtant à me faire sourire.
Alors voici, sans classement et sans prétendre être exhaustive, 10 petites choses que j’aime toujours au Costa Rica.
1. Le bruit de la pluie sur un toit
Au Costa Rica, la pluie ne fait pas toujours les choses à moitié.
Quand elle arrive, on le sait.
En quelques secondes, le jardin disparaît derrière un rideau d’eau et le bruit sur le toit devient presque assourdissant.
Et puis, parfois aussi vite qu’elle est arrivée, elle s’arrête.
Le jardin dégouline, l’air est plus frais, les feuilles brillent et les oiseaux recommencent à chanter.
Je crois que je ne me lasserai jamais de ça, j'en ai fait un petit film :
2. Le premier café du matin
Il y a quelque chose de très simple dans le café au Costa Rica.
Peut-être parce que le café pousse ici. Peut-être parce qu'il accompagne tellement de moments de la journée.
Mais pour moi, le meilleur reste celui du matin, dehors.
À Tacacori, il suffit parfois de s’asseoir avec une tasse de café pour que la journée commence autrement.
Et si un oiseau vient se poser dans le jardin pendant ce temps-là, je considère que le petit-déjeuner est officiellement réussi.
3. Les « buenos días » des inconnus
On ne se connaît pas forcément.
On se croise sur un chemin, dans un commerce, dans un village.
Et pourtant :
« Buenos días ! »
Un petit bonjour qui ne demande rien.
Je trouve ça agréable.
Et évidemment, après quelques années, on finit par dire « buenos días » à des gens qu’on ne connaît absolument pas… et à se demander ensuite si on ne les connaît pas justement depuis suffisamment longtemps pour que ce soit devenu une obligation.
4. Les arbres qui ne sont jamais vraiment silencieux
Quand on vient d’Europe, on peut avoir l’habitude d’un jardin silencieux.
Ici, un jardin tropical n’est pratiquement jamais silencieux.
Un oiseau appelle.
Un autre lui répond.
Les cigales commencent leur concert (ouch, parfois c'est assourdissant !!!).
Quelque chose bouge dans les feuilles.

Un gecko fait entendre son petit cri improbable.
Et au loin, les singes hurleurs peuvent soudain décider de rappeler à tout le voisinage qu’ils sont bien là.
J’ai appris à écouter tout cela.
Et aujourd’hui, un endroit qui semble « silencieux » me paraît parfois étrangement silencieux.
5. Les couleurs
Je crois que c’est quelque chose que l’on remarque moins lorsqu’on vit longtemps dans un pays.
Et pourtant, il suffit de rentrer après quelques semaines d’absence pour les revoir.
Le vert des végétations.
Les fleurs.
Les fruits.
Le bleu du ciel après la pluie.
Les couleurs incroyables de certains oiseaux.
Même le simple coucher de soleil dans le village voisin semblent parfois avoir décidé d’en faire un peu trop.

Le Costa Rica n’est pas un pays discret.
Il aime les couleurs.
6. Les animaux qui ne respectent pas toujours votre programme
Vous pouvez avoir prévu une matinée parfaite.
Départ à 7 h.
Promenade.
Retour à 10 h.
Petit-déjeuner.
Et puis vous voyez quelque chose.
Un paresseux.
Un toucan.
Un basilic qui traverse le chemin.
Une famille de singes.
Ou simplement un oiseau que vous n’avez jamais vu auparavant.
Et soudain, votre programme est terminé.
Enfin… il est reporté, décalé....
C’est une excellente excuse pour être en retard au Costa Rica.
Je l’utilise personnellement avec beaucoup de sérieux, comme tous les ticos ;o)
7. Les fruits qui ont vraiment le goût de fruits
Mangue, ananas, papaye, maracuyá…
Il y a des fruits que l’on mange ailleurs et que l’on redécouvre complètement ici.
Une mangue mûre à point, mangée dehors avec les mains, est une expérience qui mérite à elle seule quelques taches sur le tee-shirt.

Et je ne parle même pas du jus de maracuyá.
Enfin si.
J’en parle.
Parce qu’il est difficile de ne pas en parler, il est servi au petit déjeuner à TACACORI EcoLodge.
8. La façon dont la végétation reprend toujours ses droits
Au Costa Rica, si vous abandonnez un petit coin de jardin pendant quelque temps, la nature ne vous attend pas.
Elle travaille.
Très vite.
Une plante apparaît.
Puis une autre.

Une liane décide qu’elle aimerait beaucoup vivre sur votre clôture.
Un arbre pousse là où vous ne l’aviez absolument pas invité.
Au début, j’ai voulu lutter.
Aujourd’hui, j’ai davantage tendance à négocier.
Et généralement, la nature gagne.
9. Cette sensation d’être dehors
C’est peut-être difficile à expliquer.
Mais ici, la frontière entre l’intérieur et l’extérieur est différente.
On prend son café dehors.
On mange dehors.
On écoute la pluie dehors.
On travaille parfois dehors.
On ouvre les fenêtres et le jardin entre dans la maison avec ses bruits, ses odeurs et ses visiteurs.
À Tacacori, je crois que c’est particulièrement évident.
On ne vient pas seulement dormir dans une chambre.
On vient aussi passer un peu de temps dans le jardin.
10. Le Costa Rica m’a appris à ne pas tout contrôler
Quand on arrive ici, on peut avoir envie de tout organiser : les horaires, les trajets, les réservations, les étapes…
Et puis on découvre assez vite qu’il faut parfois composer avec la réalité.
Une route barrée. Une averse qui arrive au mauvais moment. Une voiture qui décide qu’aujourd’hui elle préfère faire entendre un drôle de bruit. Un rendez-vous qui commence… quand tout le monde est arrivé.
Au début, cela peut être agaçant.
Puis, petit à petit, on apprend à lâcher un peu.

Je ne dirais pas que le Costa Rica m’a rendue parfaitement zen (il ne faut quand même pas exagérer ! ;o) mais il m’a certainement appris à accepter qu’une journée ne se déroule pas toujours comme prévu.
Et parfois, c’est justement lorsque le programme déraille que quelque chose d’intéressant commence.
C’est une leçon que je continue encore à apprendre.
Et finalement…
Ce sont peut-être ces petites choses qui expliquent pourquoi, après toutes ces années, je me sens encore bien ici. Pas besoin de grands paysages ni d’aventures extraordinaires.
Un café, une pluie tropicale, quelques oiseaux, un sourire… et la journée peut déjà commencer différemment.


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