Ce que je pensais du Costa Rica avant d'y vivre... et ce que j'ai découvert

Quand on vient au Costa Rica pour la première fois, on arrive souvent avec une image très précise du pays.
Des plages de rêve, des singes dans les arbres, des toucans, des volcans, des forêts tropicales, du soleil… et, quelque part dans le décor, un « Pura Vida » lançé avec le sourire.

J’avais moi aussi mes images du Costa Rica en tête.
Mais vivre ici est une tout autre expérience que de venir y passer deux semaines.
Et après toutes ces années (bientôt 17 ans !!!), certaines choses continuent de me surprendre.
Je pensais que cette belle nature serait « quelque part ...»
Je pensais qu'il faudrait partir loin pour vraiment rencontrer la vie sauvage.
Un parc national. Une réserve. Une forêt primaire. Une excursion avec un guide.
Et puis j’ai découvert qu’au Costa Rica, il suffit parfois… de s’asseoir.
À Tacacori, il m’arrive de prendre mon café le matin et de réaliser que je suis en train d’observer plusieurs espèces d’oiseaux sans avoir prévu la moindre sortie.
Un colibri passe devant moi.
Un tangara vient se poser dans un arbre.
Le motmot apparaît quelques secondes avant de disparaître dans la végétation.
Et parfois un toucan s'inviter sur la terrasse des petits déjeuners et simplement me rappeler qu’ici, ce qui serait une rencontre extraordinaire ailleurs peut faire partie d’une matinée tout à fait ordinaire à la maison.
C’est probablement l’une des choses que j’aime le plus au Costa Rica : la nature n’est pas forcément un spectacle auquel il faut aller. Elle est souvent déjà là.
À Tacacori, nous avons recensé plus de 125 espèces d’oiseaux. Et pourtant, je ne me considère absolument pas comme une ornithologue.
J’ai simplement appris à regarder.
Je pensais qu’il fallait beaucoup de temps pour « voir » le Costa Rica
Autre surprise : les distances.
Sur une carte, le Costa Rica paraît petit.
Et il l’est.

Mais une petite route de montagne, un camion derrière lequel on reste coincé vingt minutes, une rivière à traverser, un virage après l’autre… et soudain les 120 kilomètres annoncés par Google Maps ne ressemblent plus du tout à une petite promenade.
C’est une erreur que font beaucoup de voyageurs lors d’un premier séjour : vouloir mettre trop de choses dans leur itinéraire.
San José → Arenal → Monteverde → Manuel Antonio → Osa → Corcovado → Puerto Viejo…
Tout cela en dix jours.
Sur le papier, c’est magnifique !
Dans la voiture, beaucoup moins.
J’ai appris ici qu’un voyage au Costa Rica ne se mesure pas seulement en kilomètres parcourus, mais en temps passé dehors de la voiture.
Et parfois, supprimer une étape permet de voir beaucoup plus de choses.
Je pensais que « Pura Vida » était juste une jolie expression
Au début, « Pura Vida » me faisait un peu sourire.
Une expression sympathique imprimée sur des tee-shirts et des souvenirs.
Mais à force de vivre ici, j’ai compris que c’est aussi une manière de regarder les choses.
Attention : cela ne signifie pas que tout fonctionne parfaitement au Costa Rica !
Il y a les embouteillages, les démarches administratives (pires qu'en France), les retards, les routes qui vous rappellent que votre voiture mérite probablement mieux que ce que vous lui faites subir…
Et pourtant.

Il y a aussi cette capacité à profiter d’un moment simple.
Un café.
Une conversation.
Une pluie tropicale qui transforme le jardin en quelques minutes.
Un inconnu qui s’arrête pour parler alors qu’il était manifestement pressé.
Un oiseau que l’on n’avait jamais remarqué auparavant.
Pura Vida n’est peut-être pas l’absence de problèmes. C’est plutôt la capacité à leur laisser une place raisonnable.
Je pensais que je finirais par ne plus être surprise par les animaux
C’est probablement la plus grosse erreur.
Après plusieurs années, je pensais que je finirais par ne plus m’étonner.
Mais comment s’habituer complètement à un pays où l’on peut voir un iguane traverser tranquillement le chemin (le dernier sur la piste d'aéroport !), entendre les singes hurleurs au loin, découvrir une famille de perroquets dans un arbre ou apercevoir un paresseux pendant une promenade au Poas ?
Et surtout, il y a les oiseaux.
Au début, je voyais « un petit oiseau vert ».
Puis j’ai commencé à reconnaître quelques espèces.
Puis quelques autres.

Et maintenant, il m’arrive de reconnaître un oiseau avant même de le voir, simplement à son chant.
C’est assez amusant : on arrive au Costa Rica en regardant les animaux et, petit à petit, on apprend surtout à les écouter.
Je pensais qu'il fallait toujours chercher les endroits extraordinaires
Avec le temps, j’ai aussi changé ma manière de voir dans ce paradis vert.
Quand on découvre un nouveau pays, on cherche naturellement les incontournables.
Le volcan.
La cascade.
Le parc national.
La photo que tout le monde veut rapporter.
Mais ici, j’ai appris à apprécier les endroits qui ne figurent pas forcément sur une liste.
Un jardin au petit matin.
Une route secondaire.
Une petite plantation.
Un village.
Une terrasse au bord d'un cratère éteint où l’on prend son "petit casado".
Un chemin que l’on emprunte sans savoir exactement ce qu’on va trouver au bout.
Et c’est finalement peut-être cela qui me plaît le plus dans le Costa Rica.
Les grands paysages sont extraordinaires. Mais les petits moments sont souvent ceux dont on se souvient le plus longtemps.

Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, lorsque des voyageurs arrivent à Tacacori, je ne cherche pas forcément à leur donner une longue liste de choses à faire.
Je leur demande plutôt :
« Qu’avez-vous envie de découvrir au Costa Rica ? »
Parce qu’il n’y a pas une seule bonne manière de voyager ici.
Certains veulent voir le plus d’animaux possible.
D’autres rêvent de plages.
Certains veulent marcher pendant des heures dans la forêt.
D’autres ont simplement envie de prendre un café tranquillement après leur vol et de commencer leur voyage sans courir.
Et puis il y a ceux qui ne savent pas encore...
Parce qu’ici, on peut arriver au Costa Rica sans avoir encore tout décidé.
On peut poser ses valises, prendre un café, regarder le jardin…
Et commencer à découvrir le pays avant même d’avoir commencé son itinéraire.

Après toutes ces années, c’est probablement ce que le Costa Rica m’a appris de plus précieux :
Il n’est pas toujours nécessaire d’aller chercher très loin ce que l’on est venu découvrir.
Parfois, il suffit de s’arrêter quelques minutes et de regarder autour de soi, partout, même en regardant le bout de ses pieds, il y a quelque chose à admirer. Suivez-nous pour continuer le voyage : www.tacacori.com



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